Elections au Royaume Uni et état de l'opinion

Publié le par Europe Ecologie-Les Verts Hautes-Pyrénées

Elections au Royaume Uni :

La difficulté de faire face aux vrais enjeux

Reprenons tout d'abord l'analyse à chaud de notre ex-eurodéputée et à nouveau coordinatrice des Verts européens, Catherine Grèze :

"Le basculement prévu par les sondages en Grande-Bretagne n'a pas eu lieu et le conservateur britannique David Cameron remporte les élections.

Dans ce triste jour pour nos amis anglais, nous trouvons quand même quelques éléments positifs :

La nouvelle vient de tomber à l'instant après une longue nuit de comptage et recomptage, Caroline Lucas , ( que nous sommes allées soutenir la semaine dernière), la seule députée des Verts Britanniques est réélue avec 42% des voix à Brighton !

Les résultats des Verts anglais sont plutôt bons car ils augmentent nettement le pourcentage de leurs voix et ratent de peu 2 autres sièges.

Le SNP, parti écossais membre du groupe des Verts au Parlement européen fait un carton plein en Ecosse et remporte plus de 50 sièges de même que le parti gallois au moins 3 à cette heure.

Les travaillistes reçoivent une douche froide "écossaise". Leur prise de position contre l'indépendance leur coûte très cher…

Une fois de plus le mode de scrutin injuste (majoritaire à un tour) est en cause."

Au-delà de ce constat, nous devons bien admettre, comme le montre le sondage annuel sur "les fractures françaises", publié par "Le Monde" du jeudi 7 mai, que nos sociétés européennes se replient dans le déni face à des enjeux mondiaux qui pourtant se matérialisent de plus en plus.

Beaucoup trop de nos concitoyens ont choisi la double posture de la fuite en avant ou du bouc émissaire : fuite en avant dans la mondialisation productiviste d'un côté (à laquelle une fraction croissante des électeurs socialistes se rallient sous l'injonction du président et du chef du gouvernement), désignation du bouc émissaire islamo-étranger de l'autre (à laquelle de faux débats à tiroirs rallient un éventail tristement majoritaire qui s'étend de l'extrême-droite à la gauche, avec le corollaire d'une montée de l'autoritarisme répressif : + 15% de sympathisants PS favorables à la peine de mort en un an : ô mânes de Mitterrand ! )

Et ceci alors même que l'annonce de la conférence mondiale sur le climat de Paris en décembre prochain devrait leur montrer que :

-La croissance du PIB dans une économie carbonée accélère le dérèglement climatique : il faudrait donc passer à autre chose, c'est-à-dire à une sobriété volontaire basée sur le partage des richesses, et non comme aujourd'hui l'exacerbation des inégalités. Avec donc une plus grande intervention de la puissance publique au niveau européen (harmonisation fiscale et sociale et non dumping).

-La résilience de nos sociétés face au choc climatique commande une vraie solidarité mondiale qui passe d'abord par un accueil digne des réfugiés pour faire baisser la violence. Là est notre vrai bouclier contre le terrorisme.

Publié dans politique nationale

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