Notre Dame des Landes : un référendum mal engagé

Publié le par Europe Ecologie-Les Verts Hautes-Pyrénées

Notre  Dame des Landes : un référendum mal engagé

Une quinzaine de militants du Comité « Notre-Dame-des-Landes 65 » ont décoré à leur manière, samedi, l’entrée du siège du PS des Hautes-Pyrénées, avant de se rendre sur le parking de la place de Verdun à Tarbes, géré, jusqu'au rachat récent par le consortium Indigo de toute son activité parkings, par Vinci, opérateur du futur éventuel aéroport de Notre Dame des Landes.

« A l’issue de la COP 21, l’accord de Paris, adopté à l’unanimité en décembre 2015, fixe au monde l’objectif de contenir l’élévation de la température de la planète « nettement en-dessous de 2°C », et de « poursuivre l’action », pour la limiter à 1,5°C », rappellent les membres du Comité, dans le tract qu’ils ont diffusé samedi matin aux passants de la place de Verdun. « Cet engagement pris dans l’accord de Paris n’est pas compatible avec la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes sur près de 2000 hectares de terres agricoles et de milieux naturels (habités par de nombreuses espèces protégées), qui générerait un surcroît d’émissions par l’aviation, le bétonnage d’une des plus grandes zones humides du pays, et la destruction de fermes paysannes ». Pour le Comité NDDL 65, « le gouvernement bafoue ses engagements ; Vinci est son complice. Vinci est impliqué dans de nombreux projets inutiles et imposés. Vinci est le potentiel constructeur et concessionnaire de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. C’est l’exemple même de la connivence entre pouvoir politique et multinationales. Ce projet climaticide, vieux de 40 ans, symbole de l’absurdité écologique, doit être abandonné ».

« Le conseil national de la transition écologique vient d’être consulté concernant le projet d’ordonnance Valls, qui proposait d’organiser seulement en Loire-Atlantique le référendum sur la construction de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes. Or, ce conseil a voté à l’unanimité contre ce projet d’ordonnance. Du coup, la ministre de l’environnement, Ségolène Royal, a demandé le retrait de l’ordonnance. La discussion est en cours », expliquent les membres du Comité Notre-Dame-des-Landes 65. Ils estiment que la construction éventuelle de cet aéroport n’impacterait pas seulement le département de Loire-Atlantique, mais au-delà, l’ensemble de la région et du pays, compte tenu des pollutions générées.

D'après l'excellent article de

Arman Courtille-Maljaei

Jean-François Courtille

pour Tarbes infos :

http://www.tarbes-infos.com/spip.php?article16384

Publié dans politique nationale

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