Alep : stop aux bombardements d'Assad et Poutine

Publié le par Europe Ecologie-Les Verts Hautes-Pyrénées

Alep subit un déluge de feu

Les avions russes et ceux du régime larguent des bombes anti-bunker dont la puissance permet d’effondrer des immeubles entiers sur leurs habitants et la destruction des abris souterrains. Les bombardements visent des hôpitaux et des écoles, et constituent des crimes de guerre.

La population, prise entre les djihadistes et les armées du régime, est privée d’eau et d’alimentation.

Face aux crimes de guerre et au martyr infligé à la population d’Alep, il faut redire que compte tenu que c’est la population civile qui est la principale victime, cette guerre doit cesser sur le champ pour laisser la place aux négociations et transitions politiques.

L’urgence est de sauver les habitants d’Alep.

Partis de gauche et écologistes, au-delà des analyses différentes qui sont les nôtres quant aux causes d’une telle situation et des réponses à y apporter, nous disons ensemble :

° Halte au massacre ! Halte à la barbarie !

° Arrêt immédiat des bombardements !

° Trêve des combats pour permettre l’acheminement des aides nécessaires à la survie des habitants d’Alep!

EELV
Ensemble !
NPA
PCF

Le 4 octobre 2016

L'analyse d'EELV sur les causes et les réponses à la situation :

L’échec de l’action de la communauté internationale en Syrie est patent : jamais la situation n’a été aussi meurtrière depuis le début du soulèvement populaire contre le régime de Bachar el-Assad. Pire : depuis cinq ans toute tentative du Conseil de sécurité pour agir, ne serait-ce que sur le plan humanitaire, a été rendue impossible par le veto de la Russie.

Cinq jours, c’est le temps qu’aura duré la dernière tentative de cessez-le-feu, sous l’égide des États-Unis et de la Russie et avec l’accord de la majorité des parties en conflit. Entré en vigueur le 19 septembre, il a cessé après l’attaque d’un convoi humanitaire de l’ONU.

Pourtant, les aviations russe et syrienne se sont à nouveau déployées au-dessus des zones rebelles d’Alep, leurs pilonnages faisant des dizaines de morts civiles. Le convoi d’aide d’urgence des Nations-Unies, prévu dans l’accord de cessez le feu, devait ravitailler plus de 70.000 personnes. Il a également été touché par les frappes. Les bombes, qui continuent à tomber aveuglément engendrent chaque jour destructions, morts et blessés. Dernièrement, elles ont visé délibérément la Défense civile d’Alep, constituée de volontaires, alors qu’ils tentaient d’extraire des personnes des décombres. Selon l’Unicef, les 250 000 habitants d’Alep manquent de tout.

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est dit consterné par l’escalade militaire dans la ville d’Alep. A la lumière du droit international, selon lui, la qualification de la situation est claire : l’usage systématique et aveugle d’armes dans des zones densément peuplées constitue un crime de guerre.

La réunion d’urgence du Conseil de sécurité à la demande des États-Unis, de la France et la Grande-Bretagne du 25 septembre a conclu à une responsabilité directe de la Russie et de Bachar el-Assad dans la cessation de la trêve. Pourtant, la communauté internationale reste impuissante.

EELV condamne les bombardements des populations civiles. L’aide humanitaire doit être une priorité et parvenir de toute urgence aux populations d’Alep.

EELV souhaite que les responsables de ces actes soient poursuivis par la Cour Pénale Internationale.

EELV demande à l’Union Européenne d’intervenir dans les négociations pour la poursuite d’un cessez le feu afin de ne pas laisser les deux grandes puissances parrainer seules des négociations qui, à terme, se concluent par des échecs.

EELV considère qu’une réforme du Conseil de Sécurité est nécessaire. Les Nations-Unies doivent d’urgence se prononcer pour des sanctions contre ceux qui violent impunément le droit international.

La guerre n’est une fatalité que si nous restons spectateurs. L’Europe est le fruit d’un travail pour la paix, elle doit faire son possible pour permettre au peuple Syrien de retrouver liberté et dignité.

Julien Bayou, Sandra Regol, porte-parole nationaux, 26-9-16.

PS : Nous découvrons sur le site souriahouria.com en date du 6-10 le communiqué suivant qui nous rassure un peu sur la position du PG (dont l'analyse est la même cependant que celle du PCF : voir les déclarations de Mélenchon, hélas, sur le sujet) , mais nous inquiète sur l'état des relations entre partis du fait de l'échéance présidentielle : sur un tel sujet l'unité aurait dû prévaloir.

Alep subit un déluge de feu.

Les avions russes et du régime syrien larguent sur la population d’Alep des bombes anti-bunker dont la puissance provoque l’’effondrement des immeubles entiers sur leurs habitants et la destruction des abris souterrains. Les bombardements visent des hôpitaux et des écoles, et constituent des crimes de guerre.

La population, prise entre des djihadistes et les armées du régime, est privée d’eau et d’alimentation.

Face aux crimes de guerre et au martyr infligé à la population d’Alep, il faut redire ce que tous les belligérants savent parfaitement : ce type d’intervention et de bombardements aveugles, d’où qu’ils viennent, ne règle rien sur le long terme. Ils doivent cesser sur-le-champ. La priorité doit être au contraire de favoriser une solution négociée globale dans la région vers la paix et la démocratie. Mais à ce stade, l’urgence est de sauver les populations civiles d’Alep.

Au-delà des analyses différentes qui sont les nôtres quant aux causes d’une telle situation et aux réponses à y apporter, nous disons, avec d’autres partis de gauche et écologistes :

° Halte au massacre !

° Arrêt immédiat des bombardements !

° Trêve des combats pour permettre l’acheminement des aides nécessaires à la survie des habitants d’Alep !

NB du PG : nous avons été contactés pour un communiqué unitaire sur Alep. Pour des raisons difficiles à comprendre, après l’envoi de nos rares amendements les initiateurs nous ont dit que c’était déjà trop tard : admettant avoir pensé que nous ne serions pas d’accord, ils avaient rendu public le communiqué sans nous en prévenir ni s’assurer d’une possible signature de notre part. Un a priori erroné et sectaire que nous regrettons. Voici donc notre version du communiqué, avec les quelques modifications que nous proposions, et dont nous ne savons pas si elles devaient empêcher une signature collective (puisqu’il ne nous a pas été proposé de continuer les échanges pour parvenir à une déclaration commune sur Alep).

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