novembre 2006 : les Verts et les services publics

Publié le par Les Verts Hautes-Pyrénées

     

Les Verts 65.

lesverts65@orange.fr

Communiqué :

Les Verts des Hautes-Pyrénées et l'avenir des services publics

 

Des services publics de qualité et accessibles à tous sont nécessaires pour assurer une cohésion sociale basée sur la convivialité et l'équité.

Mais pour assurer leur existence, il importe de s'appuyer sur les bons leviers.

De ce point de vue, les Verts ont 2 messages à faire passer à tous nos concitoyens et aux autres acteurs organisés de la vie politique et sociale.

 

 

 

1) L'Europe est devenu le niveau pertinent de définition du "service public"

C'est ce qu'ont compris avant d'autres les quelques militants de Gauche qui ont créé le Celsig (Comité européen de liaison des services d'intérêt général) en 1993; ils ont contribué de façon décisive à imposer par exemple le trop négligé article III-122 du Traité Constitutionnel Européen qui institue un droit transversal des Services d'Intérêt Economique Général (SIEG : appellation commune à nos 27 pays de l'Union Européenne). Cet article stipule que la loi européenne doit établir les principes et fixer les conditions d'exercice de leurs missions. Il s'agit-là d'un enjeu majeur des années qui viennent face à la logique d'achèvement du marché intérieur qui ne s'appuie jusqu'à présent que sur des lois européennes définissant l'exercice de la libre concurrence. Une directive-cadre européenne sur les services publics est donc indispensable à très court terme : c'est pourquoi nous soutenons totalement la pétition en ce sens lancée récemment par la Confédération Européenne des Syndicats, et nous nous inquiétons quelque peu de voir le faible relais local qu'elle connaît chez les syndicats français adhérents à cette Confédération...

(voir le texte de la pétition sur le site de la CES : www.etuc.org)

 

2) La proximité de ces services suppose une évolution de leur organisation et des choix clairs de la part des usagers

Face à l'évolution démographique (urbanisation et vieillissement de la population) et au coût croissant de leur fonctionnement, les services de proximité doivent s'organiser en se regroupant et en mutualisant leur coût : des maisons des services publics regroupant services municipaux, poste et services fiscaux de l'Etat par exemple sont le meilleur moyen à nos yeux de maintenir la proximité maximale de tous ces services en limitant les transports inutiles et dévoreurs de temps et de carburant pour les usagers. En ce qui concerne les services hospitaliers, cela suppose un choix clair des usagers en faveur de la proximité : choix du développement de maisons médicales , regroupant plusieurs services de consultations et de soins pour ensuite être orienté vers des centres plus importants et mieux équipés si nécessaire. Ainsi , la facture « service public » en serait allégée,car elle ne supporterait plus des structures lourdes sous employés. 

 

Défendre l'avenir des services publics passe à notre avis par les choix et comportements que nous venons de décrire.

                                                       

Publié dans politique nationale

Commenter cet article