Les Verts et l'ours : de 2004 à 2007 une position constante

Publié le par Les Verts Hautes-Pyrénées

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Les Verts et l'ours

 

 

Les Verts sont partisans du maintien d'une population d'ours bruns dans les Pyrénées, comme de la préservation de toute espèce menacée (Gypaète barbu par exemple).

Ce maintien passe par une redéfinition concertée des conditions d'exercice du pastoralisme : non plus, comme depuis quelques dizaines d'années, un pastoralisme extensif et semi-absentéiste, mais un pastoralisme créateur de vrais emplois de bergers et inscrit dans une politique de développement durable de la montagne.

Ce n'est pas ce qui s'est passé, mais la responsabilité en est pour le moins partagée entre un pouvoir politique central marqué par un certain technocratisme et une approche étroitement sectorielle des problèmes, et une classe politique locale opportuniste qui suit aveuglément les préjugés et les intérêts à courte vue de certains éleveurs extensifs.

Les Verts ont appelé (communiqué de décembre 2004, faisant suite au meurtre de Cannelle, dernière femelle de souche pyrénéenne) et continuent d'appeler au dialogue et au refus de la "politique du pire" : créer les conditions de la présence de l'ours dans les Pyrénées reste bien un enjeu du développement local !

Le 11 juin 2007.

 

Ours : un enjeu majeur du développement local

Alors que la venue à Tarbes du Ministre de l'Environnement et du Développement durable est annoncée pour mardi, les Verts des Hautes Pyrénées tiennent à développer leur point de vue sur le dossier.

Nous soutenons sans ambiguïté les propositions de la coordination associative CAP-Ours et appelons tous les haut-pyrénéens soucieux de l'avenir de leur département à signer massivement sa pétition ("Pays de l'Ours-ADET 31 160 Arbas").

La réintroduction massive (et non homéopathique comme le propose le discrédité IPHB de M.Lassalle) est un point majeur et incontournable. La politique exemplaire menée dans le Comminges qui montre bien, n'en déplaise à certains, que l'ours slovène est chez lui dans les Pyrénées, doit être élargie à l'ensemble du massif pyrénéen.

Et cela dans un cadre européen, ainsi qu'y encourage l'article III-116 du futur Traité Constitutionnel Européen.

En effet, pour la première fois dans un texte de cette portée, la montagne est explicitement citée comme territoire à valoriser dans le cadre de la politique de cohésion économique, sociale et territoriale de l'Union.

Cette priorité pourrait certainement être mieux prise en compte dans la réforme en cours des Fonds structurels et du développement rural si le gouvernement français, entre autres, ne s'opposait pas à l'augmentation du budget de l'Union Européenne au-delà du seuil insuffisant de 1% du PNB des pays.

L'autre condition à la réussite de cette politique est l'association de toute la population concernée à la réintroduction : cela suppose chez certains un changement de mentalité et le dépassement de préjugés absurdes. Cela suppose aussi de la part des pouvoirs publics une démarche volontariste et sans ostracisme pour mettre tout le monde en situation de dialogue. C'est ce que nous attendons du ministre.

 

Le 11-12-04.

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