30 octobre 2007 : barrages pourquoi non

Publié le par Les Verts Hautes-Pyrénées

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Barrages-réservoirs :

pourquoi ils sont une solution non durable à la gestion de l’eau

 

En apparence, le problème est simple : les besoins en eau augmentent, les Pyrénées centrales sont un « château d’eau » naturel. Il suffit donc de retenir un peu plus de toute cette eau qui, sinon, part à l’Océan en pure perte. Et donc de construire quelques nouveaux barrages-réservoirs comme celui de l’Ousse (après celui, à peine inauguré, du Gabas).

Les écologistes, et les Verts en particulier, posent cependant quelques questions préalables :

  1. Quels sont ces « besoins » qui augmentent sans cesse ?

  2. La ressource en eau est-elle si abondante, et ceci de façon durable ? Autrement dit : va-t-on pouvoir longtemps remplir ces barrages ?

  3. Les barrages n’ont-ils pour effet que de retenir de l’eau ? N’ont-ils pas d’autres effets pervers ?


  1. Sur la question des « besoins » : Selon les dernières données officielles accessibles (Ifen, 2002, données sur le site gouvernemental eaufrance.fr) l’eau consommée en France (c’est-à-dire prélevée et non restituée) l’est à 68% par l’agriculture, à 24% par les ménages (eau potable) et à 8% par l’industrie.

Cela est imputable en grande partie à l’agriculture irriguée, qui de plus prélève le maximum d’eau au moment de l’étiage, c’est-à-dire lorsque le débit des cours d’eau est au plus bas.

Cependant, il faut constater que la consommation des ménages a augmenté jusqu’à présent sensiblement au même rythme que celle de l’agriculture.

Cette double croissance est également insoutenable.

  1. E t ceci d’autant que le réchauffement climatique se traduit d’ores et déjà, même si c’est de façon très irrégulière, par un déficit pluviométrique et un tarissement des réserves d’altitude (fonte accélérée des glaciers) qui menace à terme l’ensemble de la ressource en eau.

A quoi bon construire de nouveaux barrages si on ne peut bientôt même plus remplir les anciens ?

  1. Enfin, il faut rappeler qu’un fleuve et ses affluents constituent un milieu vivant, complexe et fragile, dont l’équilibre est rompu par la multiplication des barrages. Que ce soit au niveau des espèces vivantes (flore et faune) ou au niveau de la composition des sols ou de la qualité-même de l’eau (apports minéraux, oxygénation, acidité…)


Ainsi dans tous ces domaines, les barrages ont des inconvénients que ne compense guère leur unique avantage : relever le débit d’étiage. Si tant est que cela en soit un, car il encourage une fuite en avant dans une pratique agricole à réviser profondément. La bonne solution, répétons-le sans nous lasser, est d’arriver à une économie de la ressource en eau passant par une prise de responsabilité collective, que l’on appelle la citoyenneté.

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