28 novembre 2007 : Les Verts et la hausse du prix du pétrole

Publié le par Les Verts Hautes-Pyrénées


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PRIX DU PETROLE : que doit faire l’Etat ?

 

A qui profite la hausse actuelle du prix du pétrole ? Aux compagnies pétrolières.

Que font-elles des superbénéfices ? Des dividendes : elles redistribuent cet argent à leurs actionnaires. De nouvelles raffineries : elles tentent de répondre à la hausse de la demande mondiale.

Il y a mieux à faire dans l'intérêt collectif, et pour assurer la reconversion, à court, à moyen, et à long terme des sources d'énergie.

Car les coûts des transports, du chauffage, etc … vont nécessairement augmenter : la hausse du prix n’est pas le résultat d’on ne sait quel complot, mais la conséquence d’un phénomène objectif : la production ne suit plus l’augmentation de la consommation mondiale.

Et cela pour 2 raisons :

  1. De nouveaux pays géants sont entrés dans le développement industriel : la Chine et l’Inde.

  2. Les réserves facilement exploitables de pétrole s’épuisent. Et cette ressource est non renouvelable à l’échelle humaine.


Quelle régulation proposer ? Un contrôle public renforcé sur ce secteur de plus en plus vital est nécessaire afin qu’il contribue à préparer l’avenir énergétique. Le problème est que, contrairement à 1936 et 1945, notre économie est fortement ouverte sur l’extérieur : les formes de contrôle public à inventer sont donc à l’échelle européenne, voire mondiale.


Dans l’immédiat, l’Etat français peut montrer la voie aux autres Etats européens en taxant les superprofits pétroliers pour abonder un fonds d’adaptation permettant à ceux qui souffrent le plus de la hausse des prix de passer le cap tout en reconvertissant leurs moyens de déplacement ou de production avec des machines plus économes en pétrole ou même utilisant d’autres sources d’énergie, renouvelables et non émettrices de gaz à effet de serre.

Cette piste, doit se concrétiser rapidement, c'est une des applications possibles du principe de la taxe carbone, adopté suite au Grenelle de l'environnement.

C'est d'une véritable politique pour faire face à la fin du pétrole bon marché que nous avons besoin plutôt que des saupoudrages d’urgence habituels sous la pression, comme cela vient de se passer pour les marins pêcheurs.

C'est cela en pratique que l'on peut appeler développement durable, et non pas un mot vide de sens porté par la mode et limité aux discours électoraux.

Publié dans politique nationale

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