consultation du public sur l'eau -juin 2008

Publié le par Les Verts Hautes-Pyrénées

 

Le 29 mai 2008

Communiqué :

L'eau c'est la vie : donnons notre avis

 

Depuis le 26 mai, un questionnaire “L'eau c'est la vie. Donnez-nous votre avis !” est distribué dans les boîtes aux lettres. C'est le Comité de bassin agence de l'eau Adour-Garonne qui l'a élaboré et va en centraliser les résultats.

Quel en est l'enjeu ? Ni plus ni moins que l'avenir de notre approvisionnement en eau, en quantité et en qualité, dans les 10 ou 20 ans qui viennent.

On sait que l'évolution du climat pose problème sur le maintien d'une ressource suffisante. On sait moins que notre consommation d'eau est en croissance constante et pour des usages qui n'ont donné lieu à aucune vraie discussion...tant la croyance au caractère inépuisable de la ressource était ancré dans les esprits.

Dans ce domaine comme dans d'autres, les écologistes sont là pour rappeler qu'il y a des limites.

Limites tout d'abord à la dégradation de la qualité des eaux : et c'est encore une fois l'Europe qui vient nous imposer (heureusement !) de revenir à un “bon état des eaux” si possible d'ici 2015. C'est l'objet du Sdage (Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux).

Mais la situation est tellement dégradé que sur le bassin Adour-Garonne on n'envisage comme réalisable que le retour à un bon état pour 52% des eaux à cette date.

C'est l'objet principal de cette consultation du public, imposée par ailleurs par la directive-cadre européenne sur l'eau.

L'agence de l'eau la réalise “a minima” : ni la publicité faite autour de cette consultation, ni le contenu du questionnaire ne sont très motivants !

Si donc vous n'avez pas retrouvé ce questionnaire parmi les publicités qui envahissent votre boîte aux lettres, sachez que vous pouvez le télécharger sur le site www.aquacitoyen.org .

Enfin, en ce qui concerne les questions posées, disons qu'elles doivent être interprétées avec prudence. Dès la question 1, les choses sont biaisées : le schéma illustrant les problèmes de l'eau qu'il s'agit de juger est en effet conçu de façon très ambigüe. Il faut beaucoup d'attention pour déceler dans la partie “sècheresse et inondation : prévenir les crises” la volonté affirmée de construire de nouveaux barrages-réservoirs, comme ceux de la Géline et de l'Ousse dans les Hautes-Pyrénées. Et la suite est à l'avenant. Ainsi soyez attentifs à la question 4 (priorités) : heureusement qu'un item prévoit que “tous ces éléments étant liés, il est impossible de faire un choix”) et à la question 7 au choix des 2 préoccupations ou inquiétudes majeures qui vous animent (attention : pas plus de 2 si vous ne voulez pas que votre réponse soit invalidée). Dans la liste proposée, “les volumes d'eau utilisés par les activités économiques” est la périphrase correspondant à “l'irrigation excessive”...

Car, rappelons-le, si l'on se donne pour objectif de “maintenir des débits suffisants dans les rivières et les estuaires, notamment en été et en automne, d'où vient donc que l'étiage de l'Adour soit passé d'octobre à juillet ? Les précipitations ne sont pas seules en cause...Cette consultation ne doit pas avoir pour seul objet de cautionner des choix déjà faits...sans nous !

A chacun de s'en saisir avec lucidité et détermination pour affirmer la nécessité d'un vrai changement d'optique : économiser l'eau et respecter les cycles naturels et l'environnement.

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