Bagnères : détruire le passé, c'est tuer l'avenir

Publié le par Europe Ecologie-Les Verts Hautes-Pyrénées

 

Bagnères : protection du patrimoine et investissement dans l'avenir

 

 

DETRUIRE LE PASSE, C'EST TUER L'AVENIR.

 

Il y a des coïncidences que l'on espère dues au hasard. L'hermitage Sainte Bathilde a été détruit le jour même où commençait à Bagnères une concertation publique sur la valorisation de notre patrimoine architectural et paysager.

 

Nous refusons d'y voir un signal funeste. Mais cela souligne les difficultés que rencontrent ceux, trop peu nombreux, qui ont compris à quel point l'avenir de notre région dépend du respect accordé à son passé.

 

S'il est évident que le seul tourisme ne produira pas tous les emplois de demain, il faut quand même savoir qu'il pèse très lourd dès aujourd'hui dans notre économie. Il est aussi nécessaire de comprendre que le ski et le Tour De France ne doivent pas occulter d'autres pratiques touristiques, en plein développement, autour de la culture, et en particulier de notre patrimoine culturel régional. Quand Bagnères, à force de destructions et de négligences dues tout autant à la spéculation qu'à l'ignorance, aura perdu tout caractère, il sera trop tard pour s'en désoler.

 

Ce beau bâtiment dont nous retrouvons trace sur des plans du XVIIIème siècle, ces bains célébrés par le duc de Chartres en 1746, auraient mérité de la part de la puissance publique (architecte des Bâtiments de France et commune de Bagnères) davantage de sollicitude.

 

Il serait temps que les propriétaires d'éléments patrimoniaux (dont l'hermitage Sainte Bathilde était doublement un joyau) prennent conscience qu'un titre de propriété ne donne pas tous les droits sur des éléments de la mémoire collective.

 

En particulier, il est étonnant que les responsables d'une congrégation religieuse, en l'occurrence la congrégation Saint-Frai qui s'est déjà illustrée il y a quelques mois pour avoir fait démolir un moulin médiéval à Tarbes, en comprennent aussi peu la dimension esthétique, et donc spirituelle.

 

La mobilisation citoyenne a pour le moment accordé un répit aux bains voûtés qui allaient succomber sous les coups de pelle mécanique, en violation des prescriptions du permis de construire qui exigeait leur préservation.

La mise en place de l'AVAP sur Bagnères et la consultation populaire qui en découlera permettront-elles d'arrêter ce type d'erreur? Ce serait souhaitable.

 

Jean-Marc LUCE, militant d'Europe Ecologie Les Verts.

 

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