EELV, le gouvernement, la majorité et les collectifs unitaires

Publié le par Europe Ecologie-Les Verts Hautes-Pyrénées

 

Mise au point : EELV 65, le gouvernement, la majorité et les collectifs unitaires

 

Notre participation à divers collectifs où la politique du gouvernement actuel est critiquée ou mise en cause pose un problème de clarification de notre position.

Il y a des interrogations légitimes sur le sens de notre présence simultanée dans ces collectifs (Resf, Sortir du Nucléaire, Audit Citoyen de la Dette, Notre Dame Des Landes) et dans la majorité parlementaire et au gouvernement.

Notre positionnement est le suivant :

Il s'agit de changer les conditions dans lesquelles nous participons au gouvernement, pas d'abattre ce dernier.

Notre positionnement est bien celui décrit par Daniel Cohn-Bendit : "Défendre la majorité de Gauche contre la Droite tout en défendant un projet autonome de transformation écologique (...) Etre simultanément dans la majorité et en dehors -pas contre elle- tout en l'imprégnant des mobilisations sociétales et en l'investissant aussi bien d'initiatives que de propositions." ("Pour supprimer les partis politiques !?" , p 34, Editions Indigène, février 2013).

 

Nous ne croyons donc pas à la stratégie de la dénonciation et du recours incarnée par le Front de Gauche et l'extrême-gauche en général.

 

Pourquoi ? L'Histoire, et un certain bon sens apparemment pas si partagé que cela, nous montrent que la division de la Gauche ne profite qu'à la Droite, voire à l'Extrême-Droite dans certains cas (et il semblerait bien que ce soit aujourd'hui le cas).

 

Sans remonter aux années 1930 et à la politique de dénonciation du social-fascisme (doux nom attribué par les communistes staliniens aux socialistes de l'époque), avec les résultats glorieux que l'on sait en Allemagne, il n'est qu' à regarder ce qui va se passer le 5 mai prochain où deux manifestations simultanées sont appelées à Paris : l'une "pour la 6e République" par le Front de Gauche, l'autre contre le mariage pour tous par "La manif pour tous". Qui va en tirer le plus grand bénéfice ? Qui en sera la principale victime ? Et cela alors même que le Président est engagé dans un bras-de-fer avec ses propres parlementaires sur la question de la déclaration du patrimoine des élus et le non-cumul des mandats. Le débat est bien à l'intérieur de la majorité, pas à l'extérieur. Et c'est bien sur ce débat que nous entendons peser.

 

Il y a une illusion tenace à la "gauche de la gauche" sur la possibilité de construire une majorité sur un programme de rupture avec le PS alors que les conditions de cette majorité n'existent nulle part, ni dans les sondages, ni dans les urnes.

 

Cette divergence trace les limites de notre participation à des collectifs unitaires dont cette "gauche de la gauche" est partie prenante; nous participerons aux mobilisations dont ces collectifs sont l'objet sans cautionner aucune initiative visant à une dénonciation globale de la majorité en place qui ferait le jeu de ses adversaires de Droite et d'Extrême-Droite.

Tel est le sens par exemple de notre absence au meeting organisé le 30 mai par le Collectif Audit Citoyen de la dette 65.

Publié dans politique nationale

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