Europe : le tournant

Publié le par Europe Ecologie-Les Verts Hautes-Pyrénées

 

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Non au TSCG : et après ?

Comment changer l'Europe pour sortir de l'austérité ?

 

Alors que la majorité du peuple allemand est tentée par le refus de toute nouvelle avancée européenne (70% contre « plus d'Europe »), voire par la sortie de l'euro et le retour au mark (à 51%), il ne suffira pas, comme tentent de s'en persuader certains, de refuser en France de ratifier le Traité budgétaire (TSCG) pour éviter l'austérité.

Nous avons tous besoin (les Allemands aussi, malgré ce qui précède) de solidarité européenne pour financer le retour à un plein emploi durable. Car celui-ci ne peut résulter des vieilles recettes de la mise en concurrence capitaliste et productiviste dans le cadre national.

La transition écologique est une nécessité de plus en plus ressentie à tous les niveaux. La rupture avec la course effrénée à la productivité à tout prix est donc à l'ordre du jour.

Mais pour financer cela seul le niveau européen est aujourd'hui pertinent.

Cela suppose de convaincre l'opinion de tous les pays concernés, et d'abord l'opinion allemande, de franchir un pas dans la mise en commun de nos ressources fiscales.

Pour cela, le TSCG, quelles que soient par ailleurs ses défauts, peut-il être un gage symbolique (qu'il faudra rapidement neutraliser ensuite) à apporter aux citoyens allemands (mais aussi finlandais notamment) que l'argent mis en commun ne sera pas dilapidé de façon irresponsable par des Etats corrompus et clientélistes ?

On a le devoir de se poser la question.

C'est pour cela que les élus EELV sont partagés sur le vote de ratification.

Ce sur quoi par contre ils n'ont qu'une seule voix, c'est pour dire l'ardente nécessité d'un pas en avant dans la mise en place d'un budget européen beaucoup plus conséquent pour relancer l'activité et l'emploi en Europe. Ce qui implique un contrôle démocratique qui passe par une véritable République européenne : les prochaines élections au Parlement européen devraient se faire sur des listes européennes, et nos Parlements nationaux se transformer en Chambre européenne des Etats.

C'est de ces perspectives dont nos dirigeants devraient résolument se saisir.

Le gouvernement Ayrault et le président Hollande sont au pied du mur : ils n'ont pas le droit de jouer « petit bras » sur l'Europe. Que le TSCG soit ratifié ou non, c'est sur la suite que l'Histoire et le peuple les jugeront.

Publié dans politique nationale

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