Festival de Gavarnie et Patrimoine mondial Pyrénées Mont Perdu

Publié le par Europe Ecologie-Les Verts Hautes-Pyrénées

 

Mardi 17 juillet 2012  

  

Festival de Gavarnie : 2 ans de sursis 

 

Dans son projet de décision, le comité du patrimoine mondial de l’'UNESCO « réitère avec fermeté sa demande de relocalisation du Festival, du fait de son incompatibilité avec la valeur universelle exceptionnelle du bien qui reste incompatible avec les valeurs esthétiques de son paysage naturel pour lesquelles le bien a été explicitement inscrit. »

 

C’est le 8ème rappel à l’'ordre depuis le classement du bien « Pyrénées – Mont-Perdu » en 1997.  Bien que l’Unesco reconnaisse les progrès en matière de gouvernance, elle demande toujours aux Etats français et espagnols d’'apporter des réponses d'’ici le 1er février 2014 et  de « préparer une étude sur les sites potentiels de relocalisation du Festival ».

En cohérence avec la position qu’'ils défendent depuis deux ans au sein du Conseil régional, les élu-es EELV rappellent :   «  il suffirait de déplacer le festival de quelques centaines de mètres comme s’'était engagé l’'Etat français avant le classement du site. Le patrimoine exceptionnel du site « Pyrénées – Mont-Perdu » est un enjeu de développement local, de promotion touristique et culturelle du territoire. Son potentiel ne doit pas être amputé par un festival qui n'’y a plus sa place. »

 


Guilhem Latrubesse, Conseiller régional Partit Occitan – Europe Ecologie
Guillaume Cros, Président du Groupe des Elu-es EELV au Conseil régional-

 

 

Festival de Gavarnie et Patrimoine mondial de l'Unesco :

le dialogue de sourds continue ?


Encore une fois, la question du déplacement du festival de Gavarnie témoigne apparemment d'une incompréhension totale entre les deux parties.

D'un côté l'Unesco réitère une demande qui date du classement du site en 1997; de l'autre les organisateurs ne voient pas ce qu'ils peuvent faire de plus que ce qu'ils ont déjà fait pour rendre ce festival compatible avec le Patrimoine mondial.

Or on peut noter que, petit à petit, ils ont déjà fait beaucoup, et ils continuent de faire : suppression des tours et gradins, installation de toilettes sèches, groupes électrogènes au « fioul vert » (?), Et à présent (au bout de 15 ans tout de même !) proposition d'un film du PNP à la Courade et d'une exposition sur le pastoralisme. On commence même à se souvenir que ce lieu fut un marché aux bestiaux, à l'époque où le pastoralisme était florissant. Or c'est une des deux raisons du classement du site au patrimoine mondial en tant que site naturel mais aussi culturel, au sens large que lui donne l'Unesco : témoignage d'une civilisation et d'un art de vivre.

Et c'est bien cet aspect culturel-là qui est incompatible avec la présence du festival en ce lieu. C'est cet aspect culturel-là qu'il s'agit de remettre en valeur, ce que n'ont visiblement pas compris, ou n'ont pas voulu comprendre, la plupart des élus locaux du département.

Le festival mourrait-il d'un déplacement de quelques centaines de mètres ? Alors que ce serait l'occasion d'organiser parallèlement à La Courade une initiative de remise en valeur de la civilisation pastorale ? N'y a-t-il pas là au contraire un défi à relever pour des élus soucieux de revitaliser leur territoire...avec le soutien de l'Unesco ?

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