Grèce : l'espoir change de camp

Publié le par Europe Ecologie-Les Verts Hautes-Pyrénées

 

Grèce : l'espoir change de camp, le combat change d'âme

Avec l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement enfin décidé à résister aux diktats de la fameuse "troïka" (Commission européenne, BCE, FMI), la purge mortifère et sans effets imposée à ce pays depuis bientôt 4 ans est enfin remise en question.

L'absence de vraies réformes permettant de construire un véritable Etat de tous les habitants de Grèce était l'une des limites de cette purge destinée avant tout aux petites gens : elle ne touchait en effet ni l'Armée, ni l'Eglise, ni tous les spécialistes de l'évasion fiscale les mieux nantis.

Un gouvernement échappant enfin au poids des pratiques clientélistes est enfin possible.

Mais il ne pourra agir que si l'étau financier de la dette est desserré. Tel est l'enjeu du bras de fer actuel entre le gouvernement Tsipras et la Troïka.

Il peut compter pour cela sur le soutien de tous ceux qui ont à coeur de sauver le projet européen, qui ne peut exister que par une solidarité sans faille entre pays.


Allons-nous payer pour les Grecs ?

"Un chiffre est répété à satiété dans un certain nombre de médias. Si la Grèce annulait sa dette, chaque contribuable français devrait débourser 650 euros. Cette affirmation n’a qu’un objectif : délégitimer l’action du nouveau gouvernement grec et essayer de monter contre lui une opinion publique jusqu’à présent plutôt bien disposée à l’égard d’un gouvernement qui veut en finir avec les politiques d’austérité.

La France est engagée à la hauteur de 40 milliards d’euros par rapport à la Grèce : une petite partie de cette somme a été prêtée à ce pays dans le cadre de prêts bilatéraux, le reste étant apporté en garantie au Fonds européen de solidarité financière [1] (FESF) qui a emprunté sur les marchés financiers pour prêter à la Grèce. Dans les deux cas ces prêts ont été déjà comptabilisés dans la dette publique française. L’effacement de ces sommes n’aurait donc aucun effet sur son niveau.

Est-ce que cela signifie que la France devra effectivement débourser ces sommes en cas d’effacement de la dette grecque ? Non, car en fait, la France, comme la plupart des pays, ne rembourse jamais vraiment sa dette. Lorsqu’un emprunt vient à échéance, la France le rembourse en empruntant de nouveau. On dit que l’État fait « rouler sa dette ». En fait, le budget de l’État ne rembourse que les intérêts de la dette, jamais la somme empruntée (le principal). C’est la différence avec un emprunt fait par un particulier qui, lui, est obligé de rembourser sa dette. Contrairement à un particulier, l’État ayant une durée de vie infinie, il peut s’endetter éternellement." (Pierre KHALFA, économiste, sur le site "Europe Solidaire Sans Frontières")

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