Intervention d'Europe Ecologie au meeting retraites du 24 juin à Tarbes

Publié le par Les Verts Hautes-Pyrénées

 

« Alain Lipietz m'a téléphoné à 12h45 pour s'excuser de ne pouvoir être parmi nous ce soir « Tout est bloqué. En un sens c'est heureux, cela montre la forte mobilisation ».

C'est donc l'occasion tout d'abord de souligner le succès de cette journée.

Je vais apporter la part d'Europe Ecologie à ce débat de ce soir en me limitant à 2 points.

Tout d'abord en soulignant l'importance du cadre unitaire que nous avons créé.

Celui-ci n'allait pas de soi. Les partenaires réunis dans ce collectif n'ont pas toujours agi à l'unisson.

Pourquoi l'unité a-t-elle été cette fois-ci possible ?

Parce qu'une priorité et une urgence ont permis de relativiser nos divergences;

La priorité est de stopper le creusement des inégalités. L'urgence c'est de bloquer le projet du gouvernement.

Car ce projet accentue les inégalités en quelque sorte par les 2 bouts : du côté des « carrières longues » et du côté des carrières courtes ou accidentées.

Le report de l'âge légal de départ de 60 à 62 ans touche en effet d'abord eux qui ont commencé à travailler tôt et qui seront désormais obligés de travailler plus tard, même s'ils ont leurs annuités pour une retraite à taux plein.

Mais le report de l'âge-limite de 65 à 67 ans va lui toucher tous ceux qui ont eu des carrières incomplètes et qui seront désormais condamnés aussi à travailler encore plus tard, jusqu'à l'âge limite, pour échapper à la fameuse décote.

Il est donc urgent de bloquer ce projet de loi, qui va venir en discussion au Parlement en septembre, en démontrant dans la rue l'opposition majoritaire et résolue de la société à ce gouvernement qui n'est pas seulement en l'occurence un gouvernement pour les riches, mais aussi un gouvernement contre les pauvres.

 

Se pose alors la question de l'alternative : nous sommes contre ce projet, mais pour quoi sommes-nous ? Et c'est ici que surgit le débat entre nous. Un débat nécessaire si nous voulons offrir en 2012 une alternative majoritaire au sarkozisme.

Dans ce débat, les écologistes apportent un point de vue que je vais tenter de résumer.

Nous pensons qu'il faut sortir de l'idée de la croissance salvatrice. Ce n'est pas un point de plus de PIB qui va nous sortir d'affaire.

Il s'agit bien de changer de société. De sortir de la société de la vitesse et de la consommation dans laquelle nous sommes pour entrer dans une société de la prospérité sans croissance, une société où l'emploi ne serait plus une variable d'ajustement mais un droit.

La question de la transition écologique de l'économie ne peut plus aujourd'hui être éludée.

Publié dans politique nationale

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