Sans un syndicalisme rassemblé, les salariés seront toujours perdants

Publié le par Europe Ecologie-Les Verts Hautes-Pyrénées

 

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Après le congrès confédéral de la CGT :

Sans un syndicalisme rassemblé les salariés seront toujours perdants

 

L’accord national interprofessionnel sur la sécurisation de l’emploi, signé le 11-1 par les organisations patronales et seulement 3 des 5 confédérations représentatives de salariés (CFDT, CFTC et CGC) doit être transposé dans la loi par le Parlement dans les jours qui viennent.

C’est l’occasion d’un bras de fer suscité par les 2 confédérations non signataires (CGT et FO), auxquelles toute la « Gauche de la Gauche » apporte son concours. Le discours catastrophiste qu’ils déploient à cette occasion a un air de déjà vu : c’est la rhétorique habituelle du non-signataire sur la « destruction des acquis sociaux » par ceux qui ont choisi de signer.

Faut-il prendre cela plus au sérieux que les fois précédentes ? Cet accord n’est qu’un compromis social de plus, venant après bien d’autres. On peut lui reprocher des insuffisances, mais, ainsi que le suggère, bien involontairement, le nouveau secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, dans « Libération » du 4-3, à qui la faute si « dans cette négociation, très vite, le Medef a pris la main et l’a gardée »? Il nous le dit lui-même : au fait que les 5 confédérations de salariés n’ont su harmoniser un minimum leur positionnement, à défaut de leurs positions. De cela elles sont toutes comptables, et pas seulement celles qui ont choisi d’aller jusqu’à l’accord. Il est trop facile de dénoncer un accord au rabais quand on n’a rien fait pour rapprocher les points de vue entre représentants des salariés, et qu’on a (« rapidement » nous précise même Lepaon) laissé se constituer, face au front uni patronal, deux groupes de syndicats de salariés.

Sans un syndicalisme rassemblé, les salariés seront toujours en position de faiblesse : cela semble toujours aussi difficile à comprendre pour la plupart des dirigeants syndicaux.

Cet accord, quoi qu’en disent les uns ou les autres, ne changera que peu de choses à la condition actuelle des salariés. Au mieux permettra-t-il une moindre suppression d’emplois dans l’immédiat… mais au prix d’une flexibilité accrue et sans que le contrôle collectif des salariés sur la gouvernance des entreprises soit significativement accru. Ni de quoi crier au loup, ni de quoi pavoiser.

L’échec relatif de la mobilisation du 6 mars montre en tout cas une chose : les salariés sont bien conscients de l’enjeu premier que constitue l’unité d’action de leurs syndicats.

La nouvelle loi sur la représentativité syndicale qui va entrer prochainement en vigueur devrait inciter ces derniers à en prendre également conscience.

Publié dans politique nationale

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