Syndicalisme rassemblé : plus que jamais !

Publié le par Europe Ecologie-Les Verts Hautes-Pyrénées

 

Sans un syndicalisme rassemblé les salariés seront toujours perdants

(suite)

 

 

Avec la proclamation des résultats des élections de représentativité syndicales le 29-3 pour la période 2009-2012, un gros argument des adversaires de l'accord du 11 janvier est tombé : les 3 confédérations signataires ne sont pas minoritaires, et leurs adversaires ne sont pas majoritaires.

 

Avec respectivement 26%, 9,43% et 9,3% des voix des 5,4 millions de salariés du privé et des entreprises a à statut (Sncf...)couverts par l'accord qui se sont exprimés lors des élections CE, DP et TPE (sur un total de 12,7 millions), la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC représentent un total de 44,73% alors que la CGT et FO, avec 26,77% et 15,94% n'en représentent que 42,71%.

Si l'on ajoute les suffrages des 2 principales organisations non reconnues comme représentatives, l'Unsa (favorable à l'accord) et Solidaires (hostile), on arrive même à 48,99% contre 46,18%.

 

Cela dit, la différence est suffisamment minime pour que l'on voie bien le caractère contre-productif pour les intérêts des salariés d'un affrontement prolongé, bloc contre bloc de ces deux regroupements syndicaux.

 

La question posée est donc bien, plus que jamais, celle d'un rassemblement des forces pour obtenir la meilleure application possible d'un tel accord.

Car il n'est pas vrai que les jeux soient déjà faits : les critiques les plus virulents de l'ANI le reconnaissent eux-mêmes, tout dépend des accords d'entreprise qui autoriseront ou non les dérogations au Code du Travail dans des conditions qui seront chaque fois à négocier. Là est aujourd'hui le vrai combat syndicaliste. Car même si la représentatitivité est évaluée sur des bases électorales, les syndicats ne sont pas des partis politiques : leur objet n'est donc pas de se combattre les uns les autres mais de défendre, ensemble, les intérêts des salariés.

Publié dans politique nationale

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