UTV : sortir de l'impasse

Publié le par Europe Ecologie-Les Verts Hautes-Pyrénées

 

Traitement des déchets ménagers et UTV : sortir de l'impasse

 

Partons de la réalité actuelle.

Voici ce que nous avons écrit en réponse au questionnaire des associations en vue des élections départemetnales et à l'issue du débat avec elles du 10 mars :

"Il nous paraît scandaleux que l'on continue à enfouir des ordures ménagères brutes, comme on le fait en ce moment-même à l'ISDND du Bécut à Bénac, avec les nuisances qui s'ensuivent pour les riverains : odeurs,lixiviats, essentiellement dûs à la présence de biodéchets mélangés au reste des ordures ménagères.

Cette ISDND sera fermée à l'accueil des ordures ménagères au 31-12-15, et nous nous en félicitons.

Or, il est d'ores et déjà acquis que ces Ordures ménagères en mélange seront "externalisées" hors du département au moins pour 2016, selon des modalités et à des coûts qui restent à définir, mais qui seront de toute évidence supérieurs au coût actuel.

La priorité actuelle est la mise en place au plus vite d'une collecte sélective des biodéchets, pour les traiter au maximum sur place et éviter, dès 2017 si possible (adaptation du projet d'UTV), l'exportation d'un volume trop important de nos déchets ménagers, au coût prohibitif.

Quant à la possibilité d'éviter un enfouissement de déchets ultimes après réduction, tri sélectif renforcé et traitement des biodéchets, nous continuons à nous interroger sur le coût et l'efficacité des "fours oscillants" évoqués par l'Adrise."(Il s'agit d'une variété d'incinérateurs qui comme leurs homologues ont le défaut majeur de décourager la réduction des déchets à la source).

 

Que dit à ces sujets la loi sur la transition énergétique en cours de discussion au Parlement ?

Elle prévoit (article 19) : "le tri à la source des déchets organiques (=biodéchets), jusqu'à sa généralisation pour tous les producteurs de déchets d'ici à 2025, pour que ceux-ci ne soient plus collectés dans les ordures ménagères résiduelles puis éliminés, mais valorisés. Par ailleurs, le déploiement de nouvelles installations de tri mécano-biologique d'ordures ménagères résiduelles en vue de la valorisation en épandage agricole(= pour la production de compost) doit être évité."

 

Cette dernière phrase a été éliminée par la majorité de Droite du Sénat le 3 mars, mais la Commission Mixte Paritaire du 10 mars a acté un désaccord entre le Sénat et l'Assemblée nationale sur les modifications sénatoriales, et le dernier mot reviendra à l'Assemblée.

 

Il en découle que, sans être hors-la-loi, le projet actuel d'UTV est "hors des clous".

 

Il est donc indispensable de l'adapter rapidement à un traitement des biodéchets collectés sélectivement, pour obtenir un compost de qualité, donc à mettre en place cette collecte sélective sans attendre 2025, et à réserver le tri à une stabilisation des seuls déchets à enfouir.

 

Il serait à la fois hypocrite et irresponsable de procéder à un abandon pur et simple, sans solution alternative autre que l'exportation de nos ordures ménagères en mélange actuelles à partir du 1er janvier 2016.

 

Il est aussi de la responsabilité du futur conseil départemental de rechercher un nouveau site d'enfouissement dans le département en le redimensionnant à la perspective d'une réduction volontariste du volume à enfouir.

 

Et bien sûr de mettre enfin en place une politique de réduction à la source dotée des moyens nécessaires pour atteindre des résultats rapides et significatifs.

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